le recueil Index du Forum
 
 
 
le recueil Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Chapitre 1 : Sirens

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    le recueil Index du Forum -> Yaxuna -> Les Bas Fonds
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Plume
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Mar 2013
Messages: 27
Ressources: 63
Capacité: 2,33

MessagePosté le: Lun 8 Avr - 16:30 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

Précédent

Le mythe de la caverne...

Les Bas Fonds, les ruelles grimpantes

Reste : 7 posts pour Ansa ; 8 posts pour Armand


On connaissait globalement l’existence des ruelles grimpantes. Cependant, bien peu s’y aventuraient désormais. L’ambiance qui y régnait était maitresse d’art pour les croyances d’antan sur les restes du passé. Ce n’était point le genre de lieu dont les habitants étaient habitués. Les ruelles étaient un ensemble de dédale où deux personnes pourraient avoir du mal à passer, l’une à coté de l’autre, tant elles étaient étroites. De plus, c’était désormais un labyrinthe tant personne ne les connaissait plus. La lumière y était moins agréable, comme si les lampions étaient couverts par trop de poussière, celle-ci offrant une atmosphère feutrée. Enfin, dernier point peu pratique : elles grimpaient. Elles s’étendaient du deuxième étage du sous sol au rez de chaussée. Les escaliers étaient d’ailleurs imparfaits : il était facile de tomber et de dévaler plusieurs mètres, les dernières marches offrant une capacité unique à se briser la nuque.

Les couleurs étaient plus naturelles que l’agréable métallique bleuté de la ville. Pourtant, les habitants n’ayant jamais connu des matériaux naturels, les trouvaient bien souvent déplaisante. On observait même quelques fissures, ci et là, dans ce qu’on appelait des briques.

L’histoire des ruelles grimpantes implique de songer à la création de la ville. Ces ruelles lui étaient même antérieurs, symbole sans doute pour les premiers hommes. Au fur et à mesure que la ville s’améliorait, les ruelles grimpantes désemplissaient jusqu’à devenir un endroit où seuls les souvenirs du passé restaient. Une rumeur disait qu’un jour, un enfant en avait poussé un autre qui aurait laissé des morceaux de lui, ça et là. Ce cruel incident aurait terminé de faire évacuer le lieu. Mais, en souvenir du temps où l’extérieur était encore viable, on les gardait là…

Le milicien savait un détail par rapport aux autres : on ne pouvait pas sortir aisément au rez-de-chaussée. La voie avait été bloquée, il faudrait se débrouiller pour la rouvrir… Deux étages à parcourir dans les dédales avec un groupuscule disparate, cela lui serait un voyage soit fort amusant, soit fort déplaisant. Un bruit se fit entendre alors, aussi incertain que l’écho d’une goute d’eau. D’un pur reflexe, le milicien s’arrêta et fit signe à ses compagnons de se taire. Le bruit continua, comme des pas sans pour autant qu’ils semblèrent l’être… Un bruissement de feuille… on aurait pu croire au vent, s’il y avait eu du vent. Quand seul le silence lui répondit enfin, il se tourna vers ses compagnons :

Je m’appelle […]. Si vous avez un problème, si vous entendez quelque chose… signalez le moi.

Car […] craignait qu’un traitre les suive… et cela ne l’enchantait guère.
312-ALZ-151-150-C le craignait qu’un fantôme hante les lieux… et cela ne l’enchantait guère. Il eut le surnom de Grand Frère.
La vieille dame craignait qu’un dément s’y cache… et cela ne l’enchantait guère. Elle eut le surnom de Senior.
Ansa eut le surnom de Petite.
Les autres surnoms furent Timide, Gigolo, Peureux et Froid…

Ils commencèrent à grimper… lentement mais surement. 312-ALZ-151-150-C gardait Petite avec lui quand il entendit un bruit. Apeuré que ce fut un spectre, il s’arrêta net.

Petite… as-tu entendu ?



[…] : la première personne qui répond peut choisir le prénom du militaire.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 8 Avr - 16:30 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Ansa Terhenetär


Hors ligne

Inscrit le: 24 Fév 2013
Messages: 12
Code: 347 – 706 – LUM – 305 – 322
Emploi: Fonctionnaire de l'Ynstitution
Ressources: 14
Capacité: 1,17
Fiche Officielle: http://le-recueil.xooit.fr/t12-Ansa-Terhenet-r.htm

MessagePosté le: Lun 29 Avr - 15:43 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

En toute bonne fonctionnaire qu’elle était, Ansa savait se fondre dans la masse et en suivre le mouvement. Le cœur encore battant, il lui avait fallu quelques minutes pour comprendre que les membres du groupe ne voyaient en elle qu’une enfant apeurée. Cela lui allait. Habituée à ce qu’on la prenne de haut, elle avait su reconnaître les situations où son visage de gamine était un avantage… Et aujourd’hui lui offrait ce genre de situation. Sans responsabilité, sans ordre à donner, sans personne sur qui veiller, elle accepta sans rechigner ce rôle, d’autant plus que les quelques remarques qu’elle lançait étaient tout de même écoutées. La voix de l’innocence souvent est juste, avait dit la veille femme en entendant les propos de la plus jeune. Un rire aurait pu lui arracher les lèvres en temps normal, mais Ansa ne se sentait étrangement pas d’humeur à plaisanter. Sans protester au tapotement familier de son voisin, elle se mit en marche avec le petit groupe formé, plaçant son entière confiance dans celui qui les guidait. Il y a ceux qui savent se porter volontaire et être chef par instinct, et apparemment il était de ceux-là.

Peu de fois son chemin avait croisé celui des ruelles grimpantes. La curiosité l’y avait poussée quelquefois, mais si elle avait été sujette à vouloir y trouver de quoi satisfaire ses obsessions, la prudence l’avait bien vite ramenée vers les sentiers sûrs. Les murs étaient par trop similaires ici, et leur rapprochement savait étouffer votre bonne humeur. La joie de la découverte épuisée, venait ensuite le pressentiment que dans chaque ombre se cachait une menace insaisissable, et la pensée qu’il était aisée de se perdre sans espoir d’être retrouvé achevait de faire faire demi-tour au plus brave. Néanmoins, après les cris et le sang, l’aspect singulier de cet endroit offrit à Ansa l’impression d’être en lieu sûr. Impression dans laquelle elle se laissa d’abord glisser. Contempler ce paysage venu d’ailleurs lui rappelait ses esquisses de végétaux divers que seules les images lui avaient jamais données à contempler. Toujours agrippée à son voisin comme à une bouée, elle eut un sursaut à l’arrêt du groupe.

C’était leur guide qui avait imposé cela. Semblant aux aguets, il demeurait silencieux. La jeune femme se mit également à écouter les alentours, mimant par réflexe. Par logique, aucun projectile ne devait s’abattre sur eux, le lieu était donc nettement plus sûr que là d’où ils venaient. Aussi, quand elle perçut le bruit incessant, Ansa sut calmer quelque peu calmer son appréhension. De plus, ce bruit ne paraissait pas se rapprocher d’eux. Quand il se tut, le chef prit la parole :

« Je m’appelle Gauvain. Si vous avez un problème, si vous entendez quelque chose… Signalez-le-moi. »

Suite à quoi, il attribua à chacun des surnoms. Ansa ne niait pas l’utilité de la chose. Elle aurait cependant apprécié que l’accent ne soit pas mis à chaque fois sur sa taille, mais soit. Un à un, elle enregistra les pseudonymes donnés à chacun, tiltant légèrement sur celui attribué à son voisin. Cependant, elle ne se focalisa pas là-dessus et entreprit de suivre le groupe à nouveau. Pour plus de facilité dans ses mouvements, elle consentit à lâcher son voisin, Grand Frère, et à ne pas l’empêcher d’avancer sans subir le fardeau qu’elle devait représenter pour lui. Quelques minutes de silence s’écoulèrent consacrées à l’escalade, minutes pendant lesquelles le travail de ses muscles peu habitués à ce genre de tâche l’accapara toute entière. Entièrement dans l’effort physique, elle ne comprit pas tout de suite que Grand Frère lui parlait et s’arrêta pour se répéter la phrase qu’il venait de lui dire.

« Petite… As-tu entendu ? »

La « petite » en question stoppa immédiatement ses actions, attentive au moindre bruit environnant le groupe. Au lointain, elle entendit vaguement quelque chose, un son dont les répercussions lui parvinrent. Ansa hocha la tête et se tourna vers le reste des membres pour les interpeller :

« Il y a un bruit là-bas ! » dit-elle tout en pointant vaguement du doigt l’endroit dont le bruit semblait provenir.

Les différentes personnes composant leur comité se regardèrent, une palette de différentes émotions colorant leur visage : l’appréhension, la crédulité, la peur… Autant de possibilités qu’il y avait de gens ne sachant pas se décider. Elle-même était en proie au doute, pourtant, songea-t-elle, qui avait-il à craindre ? Le danger était plus loin, et à eux tous ils formaient une petite troupe. Ils avaient la supériorité numérique. N’aimant pas rester dans la confusion, et n’appréciant pas l’idée de rester sur place à ne rien faire, elle n’attendit pas la réponse de Gauvain pour lancer son avis, car au moins en avait-elle un de sûr.

« Nous devrions aller voir, c’est peut-être quelqu’un qui a besoin d’aide… Quelqu’un comme nous. »

Sa bonne conscience l’enjoignait à dire cela, alimentée, il fallait bien l’avouer, par sa curiosité. Elle s’en serait voulu de laisser quelqu’un derrière elle, se disant que si ça avait été elle, elle aurait souhaité que quelqu’un vienne lui proposer son aide.


Revenir en haut
Armand De Cylliniac


Hors ligne

Inscrit le: 25 Fév 2013
Messages: 5
Code: 2 - 245 - D - 78 - G - 777 - RM
Emploi: Danseur
Ressources: 7
Capacité: 1,40
Fiche Officielle: http://le-recueil.xooit.fr/t17-Armand-De-Cylliniac.htm

MessagePosté le: Dim 26 Mai - 18:04 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

-Bon, eh bien c'est le bazar ... Il faut vite qu'on rejoigne les autres.
-Vous voulez sauter quand même ce soir ?
-Bien entendu ! Nous avons étudié tout notre plan en fonction de ce soir, c'est maintenant ou bien jamais.
-Il va y avoir du monde partout, avec ce souk.
-Dans les bas-fond sans doute, mais qu'en sera-t-il des hautes sphères ?


Armand réfléchit un instant. Dash n'avait pas tort. Avec un peu de chance les incidents qui avaient rythmé les bas-fond attirerait le plus gros des forces de l'ordre là-bas. Ils auraient alors libre-court pour leurs facéties.


Gabirelle s'approcha de lui et lui toucha l'épaule.
-Ne t'inquiète pas. Tout va bien se passer.


Armand fronça les sourcils. Il n'aimait pas trop qu'une fille le materne de la sorte, surtout quand elle était à peine plus âgées. Cependant, Gabrielle avait toujours cette aura protectrice, comme si elle pouvait faire en sorte que ceux qu'elle aimait aille bien. Et même si il avait du mal à le reconnaitre, son mouvement l'avait un peu rassuré.


-Bon eh bien, j'imagine que pour les ascenceurs c'est mort... Il va falloir prendre les ruelles grimpantes. Et ne pas trop y traîner.
-Quel est le point de rendez-vous ?
-Au troisième, juste après la sortie.


Armand les regarda, l'air embarassé.
-Je ne connais pas du tout ces chemins.
-Dash connait quelques voies principales, qui nous éviterons les ennuis.


Celui-ci opina du chef, l'air sûr de lui. De toute évidence ce n'était pas sa première expédition dans le quartier. Cela n'étonnait Armand qu'à moitié.


-Allons-y.


Le petit groupe se mit en marche en direction des ruelles grimpantes, Dash en tête. Ils les atteignirent rapidement, et commencèrent leur ascencion. Comme les bas-fonds qu'ils venaient de quitter, tout était vide. Mais cela n'aurait pas du les choquer, car ces ruelles avaient peu à peu été évacuées au fur et à mesure que la ville grandissait. Hors, Dash semblait chercher quelque chose à chaque coin de rue.


-Gabrielle, les cliques ont disparu !
-Ils ne quittent jamais leur poste, pourtant ...
-Je croyais que personne ne vivait plus ici. " dit Armand.
-Plus personne de respectable, c'est vrai. Mais bon ... Disons que des gens moins bien intentionnés que nous guettent encore les coins de rue. On raconte même qu'ils enlèvent des enfants de temps à autres.


Ces paroles arrachèrent un frisson à Armand, ce qui fit rire Dash.
-Allons bon, ce ne sont que des racontars ! Ne soit pas si tendu !


Gabrielle sourit à Armand, qui rougit.


Ils s'engagèrent dans un escalier, quand un bruit se fit entendre. A première vue, cela ressemblait à des pas éloignés, perdus dans le vent. Rien d'autres. Aucun cris, aucune voix.


-Qu'est-ce que c'était que ça ?
-Aucune idée ...


Ils ne s'arrêtèrent pas pour autant, car le temps pressait.


Revenir en haut
Plume
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Mar 2013
Messages: 27
Ressources: 63
Capacité: 2,33

MessagePosté le: Lun 15 Juil - 13:13 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

[hrp : Désolée du retard… j’étais persuadée d’avoir déjà répondu… ] 

 
Gauvain 
312-ALZ-151-150-C/Grand Frère 
Peureux 
Gigolo 
Senior 
   
Les réflexes de Gauvain faisaient qu’il avait perçu le bruit bien avant sa troupe. Intérieurement, il priait pour qu’aucun n’en prenne compte, qu’aucun ne le signale… Car sa mission lui était précieuse, mais, même s’ils n’étaient qu’un petit nombre, cela éloignerait quiconque voudrait le nuire. Mieux, cela le fondait dans la masse des civils... Mais voilà, les choses ne se passaient pas toujours comme on l’espérait. Il avait tout d’abord espéré trouver une sphère de libre dans les bas quartiers, mais il n’y en avait pas. Puis, il avait espéré que la jeune militaire qu’il appréciait serait là à l’heure pour leur rendez-vous, mais ce n’était pas le cas. Et, quand il avait espéré que leur après-midi se passerait tout de même bien, elle avait été écrasée sous un panneau publicitaire ventant la douceur d’une lessive. Bref, les choses ne s’étaient vraiment pas passées comme il le souhaitait et s’il y avait bien encore un espoir en lui de ne pas avoir passé la plus mauvaise journée de son existence, c’était bien de terminer de se rendre utile à la société en allant voir son supérieur.
 
Quand la petite cohue à ses ordres prit connaissance du bruit que Petite avait perçu également, Gauvain espérait que la lâcheté soit un sentiment présent. Mais sa troupe n’était pas lâche : quand la gamine déclara qu’il fallait se résoudre à aller voir d’où venait ce bruit, bien décidèrent de l’accompagner. Gauvain aurait presque pu en être ému par fierté d’avoir le commandement de cette bande d’abrutis –car avec les traitres des environs… y aller était un signe de stupidité… Alors qu’une Timide commençait déjà à avancer dans la direction du bruit, sous presque les ordres de Petite, Gigolo prit la parole :
 
Ce peut être dangereux…. On ne sait pas ce qui rode dans les environs…
-En plus, on peut se perdre…
continua Peureux
 
Fierté de courte durée… mais c’était bon pour l’avancé du groupe. Alors que Gauvain s’apprêtait à leur commander de remonter avec lui, ils entendirent le son de voix, de voix humaines. Celles-ci n’étaient point loin, dans une artère surement à gauche… Gauvain se demanda si l’ouïe de ses compagnons était assez bonne pour qu’ils remarquent que le son, à l’origine, ne provenait pas du même endroit. Il se mordit la lèvre inférieure : deux groupes étaient autour d’eux…. L’écho des voix leur revint : il y en avait plusieurs… peu discrets, ce devaient être des civils.
 
La société prime sur l’individu…. Nous devons sauver le plus d’individus possibles ! déclara Senior en commençant à avancer vers sa gauche.
-Je ne vois pas en quoi cela permettrait d’aider la société ! s’écria Gigolo
-Combien de morts avons-nous vu ? Et combien de personnes pour les remplacer ? Aucune… Chaque personne a une place pour aider au mieux la société, mais chaque mort amène un vide…
 
Une dispute éclata, les voix se rapprochaient. Gauvain leur intima le silence et il lui fallut s’y reprendre à trois fois avant qu’enfin, toutes les voix se tussent. Il déclara alors qu’on irait chercher les civils car Senior avait raison : une personne en moins, un manque pour la société ! Il ajouta, après quelques protestations, que certaines personnes pouvaient choisir d’attendre le reste du groupe ici même s’ils avaient peur de se perdre et qu’on viendrait, bien entendu, les chercher. Etrangement, peu décidèrent dès lors de se plaindre : rester seuls ?! Pas question. Mais, on pouvait tout de suite voir que Gigolo était fort mécontent et avait fort envie de l’exprimer.
 
Alors qu’ils quittaient leur allée,  312-ALZ-151-150-C ne put s’empêcher de regarder en arrière, vers l’endroit original du premier bruit. Il espérait que le fantôme ne les suivrait pas… oh oui, il l’espérait. Il glissa une main vers Petite pour qu’elle ne reste pas derrière : elle semblait de plus en plus fatiguée d’ainsi grimper. Il se demanda si c’était bien prudent de sa part d’avoir demandé à faire ce petit détour. Mais ils étaient en chemin alors…
 
Au bout d’un moment, Gauvain leur intima le silence. Il partit avec de l’avance et trouva rapidement la trace des individus… Il leur demanda donc de se mettre en embuscade, plaçant par petits groupes chaque individu à des points stratégiques. Le but était que les inconnus devraient passer à côté d’au moins un petit groupe à chaque fois pour continuer sa montée : ainsi, il serait aisé de ne point les louper… et les louper signalait qu’ils risquaient de perdre ces inconnus dans le labyrinthe de dédale et, comme il l’avait été signalé, les vies de ces civils étaient précieuses…
 
 
 
Le petit groupe des trois avançaient. Si un esprit avait pu les suivre, il les aurait surement trouvés amusants. Ils ne faisaient que fort peu de bruits, il fallait l’avouer. Un guidait les autres, qui semblaient peu rassurés… Ils arrivèrent à l’interstice où Gauvain avait placé son embuscade. Chaque groupe resterait visible : le but n’était pas de les effrayer afin d’éviter toute bagarre si peu désirée…
 
Trois possibilités s’offraient à lui : aller tout droit et se trouver face à Gauvain et Peureux. Aller à droite et se trouver face à Timide et Froid…. Ou aller à gauche et retrouver Petite, Senior, 312-ALZ-151-150-C et Gigolo. Ils étaient quatre parce que Petite et Senior n’étaient point considérées comme utiles dans le cas où les étrangers seraient agressifs : il fallait deux adultes –et si Senior était considérée comme une adulte, elle était aussi fort âgée.
 
Prostré à sa place, 312-ALZ-151-150-C restait inquiet. Il était persuadé d’avoir à nouveau entendu ce bruit originel, ce claquement, cet écho… Celui-ci se rapprochait, si doucement que seul un être attentif l’aurait perçu… Mais il était là, et il ne provenait point des étrangers… Et si ces étrangers étaient des spectres qui comptaient les dévorer ? Ainsi, inquiet, il ne pouvait s’empêcher de regarder successivement derrière et devant eux.
Senior, elle, était rassurée. Elle avait amené Petite un peu en retrait des deux hommes : elle n’aimait pas Gigolo qui semblait toujours aussi violenté par sa mauvaise volonté. Elle déclara alors à Petite de ne pas s’inquiéter. Elle y trouvait l’allure de sa fille quand celle-ci était toute jeune, elle ne put alors s’empêcher de sourire et de la rassurer : les hommes prenaient toujours les femmes pour moins fortes qu’elles étaient, qu’elles soient jeunes ou vieille. Elle avait dit cette phrase avec un petit sourire, dernière phrase qu’elle put prononcer avant l’arrivée du groupe dans un des dédales.
Gigolo attendait patiemment… il était prêt à en découdre si ces inconnus se montraient agressifs : il frapperait et attendrait ensuite qu’ils déclarent leur identité… Un nez cassé, ça aidait toujours les langues à se délier.
 
Froid restait distant, comme le signalait son surnom. Il ne semblait aucunement inquiet et gardait depuis le début ses pensées bien en lui…
Timide tentait quelques sourires envers son compagnon d’infortune. Mais, ayant aucune réponse autre qu’un sourcil levé, il s’arrêta bien vite en rougissant. Il espérait que les personnes seraient gentilles et plus amusantes que celui-là…
 
Gauvain attendait patiemment. Il avait confié à chacun un sifflet pour signaler où les inconnus iraient : ils pourraient rapidement se rejoindre. Il espérait que ce n’était point des traitres… Son arme était si proche de ses pensées à l’idée que des civils soient blessés par des traitres… Mais s’ils venaient armés uniquement de bonne volonté, il se montrerait conciliant.
Peureux tremblait… Il se demandait pourquoi il était venu. Il reculait discrètement, ne voulant point s’éloigner de Gauvain : heureusement qu’il était avec lui !! Mais si seulement ces gens voulaient bien ne point venir… 


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:44 (2018)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    le recueil Index du Forum -> Yaxuna -> Les Bas Fonds Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com