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Chapitre 1 : Sirens

 
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MessagePosté le: Mer 13 Mar - 12:38 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

Les cheminements éteints...

Dans le métro, station Muséum.

Reste : 8 posts pour Jon



Le métro était normalement un lieu fort agréable. La station Muséum était, par ailleurs, décorée afin d’appeler au bâtiment à l’extérieur. Pourtant, on n’y faisait point trop attention : la foule forçait les individus déjà à l’intérieur des vers métalliques à encore plus s’y enfoncer. Quelqu’un y mourrait d’asphyxie, coincé contre une fenêtre, que cela n’était plus étonnant. A un moment, la foule finit par sortir, presque vomie : quelqu’un avait poussé les individus à l’extérieur et ceux-ci s’étaient écrasés au sol… Se relevant en se marchant à moitié dessus, ils se ruaient à nouveau à l’intérieur du wagon. Les portes se fermaient ? Mettre un bras pour l’en empêcher… la sirène ici résonnait avec une nouvelle intonation –aussi insupportable de part son écho, mais plus supportable par sa faiblesse. La folie restait en les chemins sous la terre…

Mais les protagonistes ne pouvaient voir ces scènes : il leur fallait encore choisir une ligne, une direction… une localisation. Maintenant que les militaires n’étaient point là, que se passerait-il si un dégénéré s’approchait d’un wagon pour s’y faire exploser ? Ici où la panique n’existait, les rumeurs des anciens temps –comme si la peur demeurait toujours sous terre- revenaient aux mémoires. Heureusement, il y avait encore de la lumière, brillante, illuminant les différents dédales où se ruaient les gens. Dans un coin, une vieille dame restait contre le mur, bien prostrée afin d’attendre la fin de la folie…

Plusieurs lignes passaient par la station Muséum. La ligne A qui était directe vers le centre de la ville mais sur-bondée et la ligne F qui faisait un détour par les Bas Fonds mais était moins employée… être écrasé ou faire un détour ? 312-ALZ-151-150-A, bien caché, observait le protagoniste, se demandant ce que choisirait de faire ce pseudo-danger.


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MessagePosté le: Mer 13 Mar - 12:38 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Jon Thaddeus


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MessagePosté le: Mer 13 Mar - 19:17 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

Cette foule… C’est infernal…

Citadin depuis sa plus tendre enfance, Jon avait pourtant l’habitude de supporter les endroits bondés. Mais la masse humaine qui s’engouffrait dans les tubes du métro telle une mélasse au cheminement incertain mais inéluctable lui inspirait un sentiment d’oppression comme il n’en avait jamais connu.

D’un autre côté, il y avait autant de monde dans les rues… Au moins dans le Métro, même si je ne peux pas avancer, je me rapproche de ma destination…

Jon n’hésita qu’un seul instant, et se dirigea vers la ligne F en faisant de son mieux pour traverser la foule. La ligne A le ramènerait chez lui un peu plus rapidement, mais l’idée de se faire presser à mort contre les parois du métro ne lui paraissait pas si séduisante que ça.

Après quelques minutes à se frayer un chemin entre les gens, le jeune homme réussit enfin à pénétrer dans le tube métallique qui devait le ramener chez lui.

Son espace vital réduit à son minimum, collé contre d’autres personnes, Jon décida de prendre son mal en patience. Il ne put s’empêcher de remarquer une jolie fille qui, bien que dans une situation aussi inconfortable que la sienne, dégageait un charme certain. Dans l’attente du départ du métro, l’apprenti ingénieur s’abandonna à ses rêveries...
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Silvia Lewis


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MessagePosté le: Mer 13 Mar - 19:22 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant


Silvia avait rendez-vous avec un homme au musée pour discuter des situations de travail de ses employés. C’était son travail. Elle passait d’entreprise en entreprise pour évaluer l’environnement de chacun et déterminer si le tout était propice à un travail rentable pour l’Ynstitution. La société prime sur l’individu, mais le confort de chaque individu est profitable à la société. Le travail de Silvia était de contribuer à la pérennité de la société à travers les individus. Paradoxe ? Pas pour l’Ynstitution. L’efficacité au travail était bénéfique pour la société. Si un choix ergonomique était saisi en faveur de l’individu, ce choix ne pouvait être contraignant pour la société.
  
  
 
Ce fut à peu près à ce moment là que la sirène retentit. On remarquait alors ce que bien des psychologues sociaux avaient étudié avant elle. Lebon et Tarde avaient notamment œuvré sur les foules et leurs mouvements. Lebon parlait de la suggestion hypnotique sur l’individu. C’était l’évanouissement de la personnalité consciente, au profit de la personnalité inconsciente : une sorte de théorie de l’évolution de Darwin inversée. L’individu s’emporte à ses instincts basiques, et la société en est détériorée. Silvia voyait des hommes et des femmes courir seul X sait où, car elle était persuadée que même les individus l’ignoraient eux-même. Plus rien n’était réfléchi. On s’en laissait aller aux rumeurs, aux cris. Si la foule fuyait à droite, on en venait instinctivement à aller par la droite également, sans aucune autre raison valable.  C’était la fameuse imitation sociale mise en exergue par Tarde.   
  
 
Aussi lorsqu’elle s’engouffra dans une rame de métro en tâchant de garder son sang froid, la masse humaine entra également en panique comme des animaux en furie. Elle se faufila comme elle le put là où elle aurait peut-être un peu plus d’air, néanmoins, ce havre de paix disparut aussi vite qu’il s’était créé à la descente des passagers. Elle était elle-même très angoissée par la situation. La société prime sur l’individu. Elle ne pouvait se laisser aller à une crainte personnelle, au détriment de la société. Dans la rame, on était serrés les uns contre les autres. Il y faisait une chaleur étouffante. Les cris et la sirène donnait mal à la tête, l’odeur de transpiration achevait ce qui restait de neurones. La brune mesurait un mètre soixante dix, elle monta un pied sur le coin d’un fauteuil pour se grandir un prit la parole haut et fort. L’opinion des foules résulte de deux choses : une cause interne (c'est-à-dire la contagion mentale déjà forte à l’intérieur de cette rame dont les portes se refermaient) et une cause externe : les meneurs. En cas de mouvement de foule, la parole d’un meneur est immédiatement entendue, aussi insensée puisse-t-elle être. Ainsi fut Hitler, Staline, l’Ynstitution.   
   
« SILENCE ! J’en appelle au CALME ! » Il y avait des mots, des ordres à prononcer, supprimer les propos négatifs, et rappeler les valeurs communes. « La société prime sur l’individu ! Vos emportements sont individualistes, vous courez à votre propre survie. Qu’en est-il du plus grand nombre ? Qu’en est-il de la société ? Qu’X ait pitié de vous si vous vous en repentez et agissez en mémoire de vos erreurs ! J’en appelle au CALME ! » Combien de temps ce silence durerait ? Jusqu’à la prochaine ouverture de portes, assurément.  

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MessagePosté le: Sam 16 Mar - 20:33 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

« La Société prime sur l’individu. »

Ces quelques mots rythmaient le quotidien de Yaxuna. Discrètement, sans éclat, mais aussi implacablement qu’un fardeau porté toute une vie et dont la présence ne se fait plus sentir. C'était une évidence qui sous-tendait chaque action, chaque règle, chaque décision de la cité coupée de l'extérieur.

Aussi, lorsque, appuyé contre la paroi du métro et plongé dans ses pensées, Jon les entendit dans la bouche d’une jeune femme brune montée sur un siège, il releva la tête.

De quel droit se permet-elle de critiquer mon comportement ? Rentrer chez soi est la meilleure chose à faire en cas de panique…

Le jeune homme n'appréciait pas de voir remettre en cause son dévouement à la Société. Tout ce qu'il désirait, c'est éviter de se mettre en travers des personnes qualifiées pour gérer ce genre de crises, rentrer chez lui et travailler sur son projet qui, justement, était destiné à aider la société. D'une façon particulière, certes... Mais tout de même.

Jon regarda autour de lui, et l’odeur âcre du désordre et de la panique le saisit à la gorge. Il révisa rapidement son opinion.

Ah… Oui, effectivement, rentrer chez soi est peut être la meilleure chose à faire, mais il serait sans doute préférable de le faire sans s’écraser les uns les autres…

Jon réprima un frisson en repensant à l’être humain anonyme happé par la foule sous ses yeux devant le musée.

Elle n’a pas tort. Mais personne ne va la suivre si elle se contente de les gronder comme des gamins. Au mieux on aura un peu de calme jusqu’à la prochaine sortie… Bah c’est déjà ça : au moins elle fait quelque chose. Elle est plutôt mignonne en tout cas…
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MessagePosté le: Ven 22 Mar - 20:08 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

Bien évidemment, la tactique de la femme fonctionna. Cependant, trois groupes se formèrent alors : ceux qui étaient des dominateurs, ceux qui étaient neutres et ceux qui étaient des dominés. Tous les dominés se prirent d’affection pour elle, y trouvant un soutient pour calmer leurs panique. Tous les neutres tournèrent la tête en l’autre direction… Et les dominateurs y virent une proie : celle qu’il fallait abattre pour devenir à leur tour les meneurs. Pendant un certain temps, donc, beaucoup se calmèrent et la regardèrent, simplement….

Une station… les gens qui entrent la voient en hauteur, et ne font rien…. 312-ALZ-151-150-A partageait son attention entre elle et l’homme qu’il s’évertuait à suivre… La pair d’yeux faisait de même, se rapprochant si discrètement que personne n’y faisait attention.

Deux stations… le calme demeurait… certaines personnes sortaient et cela permit de respirer.

Troisième station, les mouvements étaient possibles… C’est alors que les droits reprirent avec l’entrée d’une femme et de son enfant. Elle vit la femme en hauteur et commença à hurler qu’elle devait descendre, que cette place privilégiée venait à son enfant qui risquait d’être piétiné. Elle poussa la femme de toutes ses forces bien qu’elles étaient amoindries par le poids de sa progéniture. Sa voix, elle, était puissante et résonna comme le début de l’attaque. Une femme attrapa la psychologue par les cheveux et tira en arrière en hurlant à son tour qu’elle devait se pousser pour laisser passer l’enfant, un homme, lui, trouva plus amusant de les pousser contre la fenêtre pour faire que tout aille plus vite. Exprimer l’action qui résultat du mouvement de foule qui continua se fit à la station suivante : la première agresseur avait été asphyxiée. Son bras tenait encore fermement la poignée de cheveux de Silvia qui devrait se dégager avant d’être entrainée dans la chute du corps mort. Un homme déjà la fixait, d’un regard malsain, l’accusant d’avoir tué la femme. 312-ALZ-151-150-A s’était reculé, obligeant la paire d’yeux –sans le savoir- à ne plus pouvoir accéder à la scène…


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MessagePosté le: Sam 23 Mar - 22:11 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

*
Le calme. Certaines personnes semblaient enfin s’y reposer. Silvia, elle-même, s’en délectait. Dans son esprit, mille et une questions se posaient. La première de toutes : pourquoi les sirènes retentissaient-elles ? Qu’est ce qui pouvait bien se passer ? Etait-ce un simple exercice ? Si tel était le cas, le résultat était bien piètre. On se piétinait les uns les autres, chacun ne pensait qu’à sa propre survie, cédant à la panique. La société n’était plus, assassinée pas des pulsions individualistes.

 
La paix ne dura point. Quelques stations plus tard, une mère en chaleur s’exclama que la place tenue par Silvia revenait à son enfant. La psychologue cligna des yeux, incrédule. Elle avait un petit pied en équilibre sur le bord d’un siège pour être en hauteur… Et était cette place que la dame voulait ? Et bien… Soit. Silvia baissa les yeux pour tenter de reposer son pied au sol sans marcher sur quelqu’un : « Oui, bien sü… AHHH ! » Termina-t-elle par un cri aigu lorsqu’on lui saisit ses longs cheveux bruns. Elle manqua de tomber au sol et se retrouva plaquée contre la vitre en un rien de temps sans pouvoir réaliser ce qui lui arrivait. A l’aide de ses avant bras, elle poussa pour voir un minimum vital entre sa cage thoracique et la vitre afin de continuer à respirer. Chose qui ne fut pas possible à celle qui la tenait encore par les cheveux :   
  
 
« CESSEZ DE LA PRESSER AINSI, ELLE NE PEUT PLUS RESPIRER ! » cria-t-elle en colère pour qu’on s’écarte. Silvia n’était pas le genre de fille rancunière. L’autre avait beau lui tirer encore douloureusement les cheveux, elle n’était pas assez cruelle pour espérer ou vouloir sa mort. Elle refusait même de la voir mourir sous ses yeux. En vain, la femme perdit connaissance et Silvia pria X pour qu’il ne soit pas trop tard. Elle retint la femme dans sa chute de ses maigres bras. Si cette dame tombait, elle tomberait également et se ferait piétiner jusqu’à ce que mort s’en suive. Elle ne comptait mourir ni maintenant, ni comme ça. Or, elle ne supporterait pas le poids de la femme très longtemps, et il n’y avait pas moyen qu’elle lui lâche ses cheveux.   
  
 
En fait, cette femme aurait très bien pu lui avoir lâché les cheveux qu’elle ne l’aurait pas abandonnée pour autant. Silvia refusait de reconnaître qu’elle était morte. Il aurait fallu qu’un lui vienne en aide, mais de cette masse d’individu que la peur avait distingués de la société, aucun ne l’aiderait dans sa tâche. Il était inutile de hurler, les cris ne feraient qu’augmenter la peur, et donc les mouvements de foule. Et bien pire encore. Il fallait qu’elle sorte de cette rame avec la femme pour vérifier qu’elle respirait encore, que son cœur battait toujours. Quitte à ne pas pouvoir rentrer chez elle de sitôt. La situation devenait dramatique.  Elle lançait à un regard assassin à l’homme qui la regardait de cet air accusateur. Mais qu’est ce qu’il croyait ?! Elle manquait de crouler sous le poids de cette femme qui était peut-être déjà morte pour la sauver !   
  
 
Les portes s’ouvrirent, c’était sa chance, personne ne voulait entrer (normal, on était sûrement au plus profond des sous-terrains de la ville), elle fonça en mode bourrin avec son fardeau vers la sortie, quitte à bousculer quelques personnes et en pousser d’autres en dehors de la rame. Sur le quai de cette station de métro, personne. Elle y allongea la femme au sol et prit son pouls avant de réaliser avec terreur… Qu’elle était morte.   

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MessagePosté le: Mar 26 Mar - 19:04 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

Tout compte fait, l'intervention de la jeune femme avait mieux fonctionné que Jon ne s'y était attendu. Il avait parié sur une station de métro, et l’accalmie durait déjà depuis deux. Il sentait poindre un début d’admiration pour cette personne qui prenait les choses en main avec tant d’aisance.

Enfin, il l’aurait pu s’il toutes ses pensées n’avaient été partagées entre un malaise persistant dû à la perturbation de son quotidien et une rage noire. Une rage noire qui prenait racine dans sa frustration et qui grossissait dans son ventre. Il sentait presque physiquement la boule huileuse de cette rage grandir au creux de son estomac tandis que les minutes passaient sans qu’il n’ait pu se remettre à la tâche.

On l’empêchait de réaliser son potentiel. Tant qu’il était incapable de rejoindre sa mère dans son appartement, il était tenu éloigné de l’avancée majeure à laquelle ils travaillaient depuis des mois. On notera ici l'incapacité flagrante du jeune homme à évaluer l'importance de la crise à sa juste valeur.

Papa a déjà dû la rejoindre lui, ils doivent se demander pourquoi je tarde autant… J’espère qu’il ne leur est rien arrivé… Avance, saleté de métro !

C’est à la troisième station de métro que la foule donna enfin raison au pessimisme de Jon –ce dont il se serait bien passé.

Pour lui, tout se déroula très vite et, paradoxalement, un peu au ralenti. Lorsque la jeune femme qui avait calmé le jeu se fit agresser par une autre (sans raison du point de vue de Jon), il ne put qu’assister à la scène, coincé par la foule. Lorsqu’il s’aperçut que l’agresseuse était morte, cela ne fit que le retrancher encore plus dans une sorte d’état de choc qui expliqua peut-être sa réaction suivante.

Un petit homme sec au regard enflammé se mit à vitupérer en accusant la jeune femme d’avoir sciemment tué la mère hystérique. Il en appelait à la violence de la foule et la tension qui régnait dans le souterrain et le grondement qui semblait enfler dans le métro confirmait qu’il allait réussir à provoquer l’irréparable.

Cet appel à la violence primaire, ce déni de tout ce que Jon avait considéré comme acquis et profitable à la Société frappa notre jeune protagoniste au travers de la bulle de coton qui engourdissait son esprit. Il ne se rendit pas tout de suite compte qu’il avait interrompu le prédicateur d’un coup de poing dans la mâchoire. Pourtant résolument neutre et passif jusqu'à cet instant, Jon avait l'espace d'un instant pris parti corps et âme pour la jeune femme brune. Pour la Société. Pour l'ordre.

Jon n’était pas particulièrement bagarreur. Il était plutôt sportif et avait eu son lot de petites rixes adolescentes –comme beaucoup de jeunes gens, mais avec ses soixante-dix kilos pour un mètre soixante-dix-neuf, il n’était certainement pas taillé pour être une brute.

Aussi, frapper cet homme lui fit un peu l’effet d’une douche froide. Il profita de l’instant d’incompréhension qui devance toujours les réactions des foules pour se dégager et gagner la porte alors qu’elle se refermait. Mais un nouveau petit leader avait émergé et les premiers coups partirent avec violence.

Jon réussit à sortir du métro avant que les portes ne se referment avec une arcade fendue et une joue tuméfiée. Et peut-être une ou deux côtes froissées ; une foule en colère, ça ne pardonne pas. Somme toute, il avait eu beaucoup de chance. Il posa sa main sur l’épaule de la jeune femme agenouillée près du cadavre.

Une idée pour la suite ?

Jon tenait absolument à remettre le fardeau du commandement à cette fille. Après tout, c’est elle qui l’avait demandé lorsqu’elle était montée sur ce fauteuil.
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Silvia Lewis


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MessagePosté le: Mar 9 Avr - 21:42 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

[HJ : Désolée Jon pour ce temps de réponse abominable ><]

Les yeux sombres de Silvia se ternirent de peine. Elle était morte. Silvia avait tout fait pour la sauver, la sortir de ce wagon maudit, alors qu’en fait… Elle avait supporté le poids d’un cadavre comme on porte un fardeau inutile. Elle posa le bout de ses doigts sur le visage de cette femme et lui clôt respectueusement les paupières. Paix à son âme, X l’accueille aux cieux.

Les hurlements, la situation débordante, la mort de cette femme, elle pourrait en perdre son sang froid, devenir folle comme tout le monde, une brebis apeurée sans berger. Ca aurait pu être elle, à bien y penser, si elle n’avait pas eu la présence d’esprit de se servir de ses mains pour se garder un minimum d’espace vital pour respirer. Et si elle se laissait aller à la panique, elle n’était pas si différente des autres. Si, elle l’était, en un point. Elle avait connaissance des mécanismes cognitifs des pensées humaines, elle savait comment sombrer si elle voulait sombrer, elle savait comme remonter la pente si elle le voulait également. Ca ne faisait pas d’elle quelqu’un d’intouchable, elle était simplement plus immunisée que d’autres, assurément.

Elle sursauta au contact de cette main sur son épaule. La station de métro était déserte, elle ne s’était pas attendue à ce qu’il y ait quelqu’un. Agenouillée, elle l’observa quelques secondes le visage légèrement tourné par-dessus son épaule avant de se calmer. Il n’avait pas l’air méchant et, elle avait le sentiment de l’avoir vu dans la rame un peu plus tôt. Elle se redressa, debout, avec un bref mal à détacher ses yeux peinés du cadavre. Que faire maintenant ? Son regard se porta vers les rames :

« Je ne retourne pas là dedans au prochain train… C’est le foyer de la mort, X nous y abandonne à un funeste sort. Nous ferions mieux… »

Etage -1, le plus profond des souterrains, il y avait les grandes archives de la ville pas loin, un immense local. Il y avait aussi des rues et des ruelles. Ils pouvaient aussi utiliser les lignes de métro, au risque de se faire écraser par une rame. C’était plus sûr de prendre les ruelles.

« D’emprunter les ruelles grimpantes pour remonter à la surface. C’est plus prudent. » fit-elle avant de porter à nouveau son regard sur lui. « Je m’appelle Silvia. »

Dernière phrase ajoutée pour ce qu’elle aimait le moins faire : se présenter. Au moins, c’était fait. La lumière faiblit, s’éteignit se ralluma et s’éteignit à nouveau, complètement cette fois. C’était une coupure de courant. Les rames électriques du métro ne devaient plus fonctionner à présent. Les gens bloqués allaient s’entretuer. Ce fut la première chose à laquelle elle pensa.

Dans l’obscurité, seule les lumières vertes « issues de secours » donnaient un tant soit peu de lumière. Il y avait également un placard de sécurité avec un extincteur, une hache dans la vitrine et une grosse trousse de premier secours.« Il faut les sortir du wagon. »fit-elle en se dirigeant vers cette armoire hâtivement, oubliant sa première idée de remonter par les ruelles. Sa dévotion envers autrui, envers la société avait fait de se vocation de psychologue une réalité. Elle ne comptait pas les laisser dans ce wagon jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul. Il fallait les faire sortir et vite, avant que le massacre ne tienne place.

Elle passa la lanière du sac orange fluo à son épaule. Une croix rouge dans un carré blanc était imprimée dessus. Elle saisit une lampe torche qu’elle alluma et lança à Jon alors qu’elle s’armait de la hache. « Venez ! »On avait plus intérêt d’ennuyer l’animal qui dort en elle ! Elle ouvrit une des portes automatiques pour accéder aux rails et se mit à courir vers la rame où des cris hystériques fusaient. A la lumière mouvante de la lampe torche de Jon, elle voyait ces gens se battre d’ores et déjà. Il fallait ouvrir ce wagon et vite ! Elle courrait entre les rails et une fois devant celui-ci, il fallait encore l’ouvrir. En général ce genre de chose était annoncé par des boutons rouges ou jaunes pétants. Mais pourquoi diable n’y avait-il rien de semblable qui lui saute aux yeux ?!  

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MessagePosté le: Lun 15 Avr - 18:42 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

312-ALZ-151-150-A l’avait perdu. Au milieu des folies de la foule, des envies de meurtres…. L’étrange individu avait ainsi profité de la cohue pour suivre une femme…. Celle qui avait tenté de calmer les divers personnages du wagon, à ses dépens la pauvre. N’en avait-elle point fini avec la douleur puisque, à n’en point douter, l’homme s’était décidé à lui en infliger d’avantage ? Alors que les portes du métro se fermait, 312-ALZ-151-150-A hurla de toute ses forces pour qu’on l’entende « Ne le laissez pas s’échapper ! C’est un traitre ! » Malheureusement, les réactions se firent tardives : les portes se refermèrent, scellant ainsi l’avenir de la pauvre dame.

Cependant, son appel ne fut inutile. Car les traitres réunissaient toutes les pensées en une seule : l’ennemi était là. Et peut-être même était-il responsable de ce qu’il se passait ? Peut-être, vous avez dit peut être ? Mais bien évidemment que c’était le cas ! Et il avait filé… d’ailleurs, précisait-on, c’était lui qui avait débuté la bagarre contre la pauvre dame ! Vraiment ? Tout à fait, confirmait-on légèrement plus loin. Pauvre femme…. Surement une bonne samaritaine pour ainsi être la cible de traitres ! Il fallait l’aider… mieux : il fallait attraper le traitre ! On l’enverrait à Z-Kill ! Non… Pourquoi non ? Parce qu’il aurait juste une modification de mémoire : avant, il fallait le faire payer de ses crimes ! Mais pourquoi cet enfant pleurait il ? Oh… le traitre l’avait touché en partant. Oui, pour faire pleurer un enfant : c’était bien un traitre que voilà !

La communication avait né : le sujet était lancé ; les différences étaient oubliées pour obtenir l’unité parfaite à laquelle la société espérait. Alors que le train partait, les plus baraqués purent passer s’approcher des fenêtres : il fallait les abattre car tous voulaient attraper le traitre ! Et ceux qui ne le souhaitaient pas cachaient leurs diverses motivations en encourageant les premiers.

Puis, l’électricité se fut et le wagon tomba, juste comme ça…. Si simplement qu’on aurait pu en douter. Pourtant, le fracas était là. 312-ALZ-151-150-A en perdit connaissance. Quand il se réveilla, à peine quelques minutes plus tard, il était allongé sur quelqu’un. La personne était-elle encore présente en ce monde ? Il ne pouvait le dire : il lui fallait se relever et il s’appuya sur la chair molle pour cela. Sa vue était troublée, bouger lui était pénible. On se battait ? Des hurlements ? Les coups… Peu à peu, tout lui sembla d'avantage clair : des personnes ne se frappaient pas entre elles. Leur haine était concentrée sur les vitres qu'ils n'arrivaient à briser... Pourtant, quelque part, dehors, une femme était en danger.

312-ALZ-151-150-A fut surpris... car il lui sembla alors l'appercevoir, une hache à la main. Etait elle déjà morte pour que son souvenir vienne déjà les hanter ?!? Elle semblait chercher quelque chose : voulait elle leur écrire le nom de son meurtrier ? Calmement, il s'appuya sur la fenetre et la regarda. Personne d'autre ne semblait l'avoir apperçue.


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Jon Thaddeus


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MessagePosté le: Sam 27 Avr - 17:58 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

[HJ : J'ai réussi à faire pire que toi Silvia, sorry ^_^;]

Emprunter les ruelles grimpantes. D'accord.

Jon n'avait jamais entendu parler de ruelles grimpantes. Des ruelles. D'accord. Mais grimpantes ? Le jeune homme eut un instant l'image de ruelles serpentines s'agrippant aux bâtiments tels des orvets de pierre. Il chassa cette pensée saugrenue d'un mouvement de la tête. Il devait simplement s'agir de petites rues qui faisaient la jonction entre les bas-fonds et la surface.

Silvia. Jon s'aperçut qu'il ne lui avait pas retourné la présentation.

Moi c'est Jon. Je te suis.

La coupure de courant s'imposa à la fin de sa phrase comme une conclusion brutalement burlesque.

Il faut les sortir du wagon.

Ah. En voilà une idée. Ils pouvaient très bien attendre que l'électricité reparte, ils n'allaient pas manquer d'air !

Le manuel d'urgence dit clairement qu'on doit rentrer chez nous le plus vite possible en cas de sirène... Pourquoi faut-il toujours que rien ne se passe comme prévu ?..

C'est alors que le jeune homme vit ce qu'il se passait à l'intérieur du wagon. Les voyageurs semblaient fous. Des rictus improbables contractaient leurs muscles faciaux et ils semblaient être en train de vociférer violemment. De l'extérieur, dans la semi-obscurité et un silence relatif, la scène semblait surréaliste.

Si ces gens n'étaient pas libérés très vite de leur prison de métal, ils allaient s'entretuer.

Venez !

Jon avait attrapé la lampe sans même s'en apercevoir. Il se rendit également compte que ses jambes avaient commencé à suivre sa compagne sans lui demander son avis.

Très bien. Nous n'avons pas le choix. Il faut sauver ces gens.

Les deux jeunes gens arrivèrent près du train en quelques secondes. À la lumière puissante de sa lampe torche, ils cherchaient les boutons de couleur vive qui indiquent normalement l'ouverture des wagons. Ils s'étaient partagé les zones de recherche sans un mot.

Les gens commencent à se battre. Il faut faire vite... Et ces fichus boutons qui ne se montrent pas !

Un éclair passa dans la tête de Jon. Les ouvertures étaient habituellement signalées par des boutons de couleur, certes. Mais à côté de ces boutons, il y avait normalement des petites bandes luminescentes. Dont la faible luminosité était pour le moment engloutie par la puissance de sa torche.

Le jeune homme coupa rageusement le contact de sa lampe. Ses yeux mirent quelques secondes à se réhabituer à l'obscurité. Au bout d'un moment, il distingua deux petites bandes qui dégageaient une lueur faiblarde. Jon ralluma sa lampe fébrilement.

Ici !
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Et garde ton putain de palmier !


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MessagePosté le: Jeu 29 Aoû - 16:42 (2013)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens Répondre en citant

Les yeux avaient peur… ils avaient perdu l’être qu’ils suivaient depuis tout à l’heure et voilà même qu’on le traitait de traitre. Il n’avait pas souffert du choc car des corps plus ronds l’avaient fait presque rebondir. Il faut dire que le corps à qui ils étaient rattachés n’était pas des plus épais ! Il toucha les seins d’une femme pour se ré-hisser droit et faillit s’en excuser. Mais elle était inconsciente et… à quoi bon ? A nouveau droit, les choses avaient changé. Notamment, il y avait des victimes blessées, à ne point en douter… Et surtout que le train s’était arrêté. Un espoir le dévorait : peut être qu’il n’était pas encore parti très loin ? Et là, des hommes et des femmes s’acharnaient sur des fenêtres et les portes du wagon : bientôt, ils sortiraient… alors il se mettrait à sa poursuite.

Car les paroles de 312-ALZ-151-150-A résonnaient encore dans les esprits. Un traitre était là dehors et tous le voyaient comme la raison de leurs problèmes. Un train déraille ? C’est un traitre le coupable, bien sûr ! Et il fallait lui faire payer, sauver la société ! Personne ne leur en voudrait de l’avoir arrêté, c’était un acte de bon citoyen ! Alors il y en avait une qui ordonnait quel geste faire quand d’autres s’activaient. 312-ALZ-151-150-A remarqua la lampe torche qui passait devant leur wagon. La femme, toujours en danger, cherchait sans doute à s’enfuir. Mais elle n’avait point à s’inquiéter car il voyait les fissures se former sur les vitres solides. Un coup, elles s’étendaient encore d’avantage… Un second peut être ? Encore un troisième ? Il fallait vite agir pendant qu’ils étaient proches.

Silvia réussit alors à actionner, grâce aux yeux de Jon, l’ouverture des portes d’urgences. Par hasard, ceci se fit juste au moment où la fenêtre cédait avec fracas. Les gens jusqu’alors enfermés étaient éberlués ! Il fallait avouer que partout, c’était la pagaille : seul le wagon où on pensait à un traitre avait été unifié. Les gens se ruèrent à l’extérieur et une masse vivante d’humains émergeait des trous béants des wagons. La lumière s’arrêta, revint… s’arrêta… plus longtemps. On entendait d’étranges bruits mais heureusement pour Jon et Silvia, autour d’eux : on ne se battait pas. Pourtant, ils furent séparés –car la foule s’éparpillait et renversait tout autour d’eux.

Alors que la lumière revenait, 312-ALZ-151-150-A s’écria en voyant Jon :

Le traitre ! Il est là !

Et ses acolytes du métro coururent vers Jon. Bien sûr, puisqu’il était difficile de s’éloigner avec toutes ces personnes… et parce que Jon se trouvait dès l’origine proche du wagon d’alliés, ils le rattrapèrent. L’encerclant en gardant une distance, ils se retrouvaient là sans trop savoir que dire non plus… Car c’était bien beau de songer à le frapper, mais le faire n’était pas exactement la même chose ! Alors que l’un d’entre eux s’écriait enfin qu’il y allait –signification qu’il allait le frapper- la paire d’yeux intervint. Elle était sur un petit corps : personne n’avait fait attention à elle quand elle était entrée dans le cercle. Et là, au milieu de ces grands bonhommes et grandes dames prêtes à tuer cet homme –enfin prêtes… prêtes plutôt à l’envoyer se faire tuer- un petit garçon roux tendait les bras vers lui en criant d’une voix enjouée :

PAPAAAAA !!

Et là, ce fut le silence… car tous eurent la même pensée : et si ce n’était pas un traitre mais juste un père qui cherchait son môme ? 312-ALZ-151-150-A partageait cette même pensée et observa la réaction de Jon… juste au cas où… car bon, s’ils s’étaient tromper, il faudrait s’excuser d’avoir fait peur à un bon gars et…

Et reprenons depuis le début. Le début de la paire d’yeux, nommé [X] provenait de quelques années auparavant. Cinq, pour être exact… Alors, une jeune femme avait eu l’autorisation avec son mari d’obtenir un enfant. Malheureusement, le mois où ils pouvaient concevoir, celui-ci se révéla faire un délit et lui fut retiré. La femme noya son chagrin en couchant avec de nombreux hommes pendant plusieurs semaines… et il se trouvait que Jon fut l’un d’entre eux.
Quand l’enfant naquit et demanda qui était son papa, la jeune femme ne se souvenait que du visage de Jon. Ainsi, elle utilisa sa mémoire pour faire apparaître cette image. Que c’était Jon ou pas ? Quelle importance ? La rouquine voulait juste ne pas dire la vérité à son enfant…. D’ailleurs, la date où elle avait couché avec lui correspondait pas trop mal…

Bref, l’enfant avait grandi. Et quand il avait vu Jon, il n’avait pu que le suivre ! D’où que sa mère hurlait pour le retrouver depuis pas mal de temps, sur la place du musée.


Ainsi, l’enfant tendait ses bras vers Jon, les yeux mouillés de joie et attendaient un retour… Quoi que ce soit.


Hrp : tu as le choix du prénom et du sexe de l’enfant…


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:47 (2018)    Sujet du message: Chapitre 1 : Sirens

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